Dissiper les mythes sur les bateaux électriques

Le concept de bateau électrique suscite de nombreux débats. Dans cet article, nous dissipons 8 mythes couramment entendus, tout en offrant une perspective réaliste sur la dernière génération de bateaux électriques par rapport aux bateaux à moteur traditionnels. 

À la fin de l’article, vous aurez également l’occasion d’en piloter un !

Les bateaux électriques ont incontestablement gagné en popularité ces dernières années, qu’ils soient équipés d’une propulsion hybride ou purement électrique. Avec les préoccupations croissantes concernant la préservation des océans, l’augmentation de la pollution causée par les bateaux à moteur à essence et la nécessité de réduire l’empreinte carbone, la durabilité et la conscience écologique sont devenues les tendances qui influencent l’industrie mondiale de la plaisance. En fait, la nouvelle génération de propriétaires de yachts recherche des navires respectueux de l’environnement et s’efforce d’avoir un impact environnemental aussi faible que possible, en mettant également en œuvre des politiques de gestion durable à bord, de la gestion des déchets à l’utilisation de produits certifiés équitables ou biologiques. 

Le segment des annexes électriques (de loisirs) est encore très spécialisé, alors que les bateaux électriques utilitaires existent depuis un certain temps. Comme pour tout produit de niche et peu familier, les doutes et les mythes se répandent facilement. N’était-ce pas le cas des véhicules électriques (VE) lors de leur lancement ? Le concept suscitait beaucoup de scepticisme. Et pourtant, les ventes de VE ont atteint 2,1 millions dans le monde en 2019, soit 2,6 % des ventes mondiales de voitures, et ont enregistré une hausse de 40 % en glissement annuel. Désormais, Tesla domine le marché et la Formule E fait partie des calendriers des championnats de course mondiaux depuis 2014. 

Les bateaux électriques ont déjà démontré qu’ils présentaient plusieurs avantages significatifs par rapport aux bateaux à combustion. Pour n’en citer que quelques-uns, ils sont silencieux, n’émettent pas de gaz à effet de serre ni de fumée, provoquent moins de vibrations, nécessitent moins d’entretien du moteur et permettent de réaliser des économies substantielles de carburant.

Avec un marché mondial d’une valeur de 4,49 Mds USD en 2018, qui devrait atteindre 12,32 Mds USD d’ici 2027, il est temps de se débarrasser de tous les mythes récurrents sur les bateaux électriques !

Mythe n° 1 : La propulsion électrique marine n’est qu’une nouvelle tendance.

Réalité #1

Les bateaux hybrides et électriques existent depuis plus de 100 ans. Ils ont été très populaires des années 1880 aux années 1920, lorsque les moteurs hors-bord à essence sont devenus la norme. Le premier bateau électrique a été mis au point par l’inventeur allemand Moritz von Jacobi en 1838 et a été présenté à l’empereur Nicolas Ier de Russie sur la rivière Neva. Ce bateau de 24 pieds (7,3 m) pouvait accueillir 14 passagers et avait une vitesse de 3 miles par heure (4,8 km/h). 

 

Mythe n° 2 : Naviguer sur un bateau électrique signifie moins d’autonomie et de liberté.

Réalité #2

La nouvelle génération de bateaux électriques – comme celui de Lanéva – est équipée des dernières technologies et systèmes, tels que des indicateurs d’autonomie en temps réel pour chaque moteur, ne laissant aucune place aux mauvaises surprises. En d’autres termes, vous pouvez connaître à tout moment le niveau de consommation de la batterie et planifier votre voyage en conséquence.

Comme leur nom l’indique, les dayboats sont utilisés pour des voyages d’une seule journée, c’est-à-dire de moins de 24 heures. Ces petits yachts sont donc conçus pour offrir une autonomie répondant à ce type d’utilisation. Par exemple, un bateau Lanéva offre une autonomie suffisante pour vous permettre de naviguer de Monaco à Cannes (aller et retour) avec une seule charge. 

De plus, de plus en plus de ports sont équipés de stations de recharge (ou superchargeurs), ce qui rend la navigation idéale et sûre. Cela dit, il convient de mentionner qu’une prise électrique normale (disponible dans la plupart des ports et dans tous les ports de la Méditerranée), suffit pour recharger un e-boat. 

 

Mythe n°3 : Les bateaux électriques consomment moins de puissance et d’énergie que les bateaux à moteur à combustion interne.

Réalité #3

Cette affirmation est partiellement vraie. Bien que de nombreux progrès dans la technologie des batteries permettent une plus grande autonomie et une vitesse plus élevée, la densité énergétique des batteries actuelles ne rivalise pas encore avec les combustibles fossiles. 

Cependant, si nous faisons un parallèle avec l’industrie de la voiture électrique – qui alimente l’industrie maritime en termes de fabrication, de propulsion et d’ingénierie des batteries – certaines études démontrent qu’en réalité, les moteurs électriques présentent une efficacité énergétique supérieure à celle des moteurs à combustion interne. 

Comme l’indique l’Office of Energy Efficiency and Renewable Energy du ministère américain de l’énergie, « les VE convertissent plus de 77 % de l’énergie électrique du réseau en énergie aux roues. Les véhicules à essence conventionnels ne convertissent qu’environ 12 à 30 % de l’énergie stockée dans l’essence en puissance au niveau des roues. »

Un moteur électrique peut instantanément fournir le plein couple et atteindre la pleine puissance car il n’y a pas de gaspillage d’énergie dû aux pertes mécaniques, ce qui est le cas avec les moteurs à combustion. 

En fait, et selon Lynch Motors et certaines données revendiquées par London Innovations, « le moteur à combustion interne moyen gaspille en réalité des quantités importantes d’énergie par le biais de pertes mécaniques, en particulier par les engrenages et les roulements, ainsi que par les pertes de l’hélice. Un moteur à combustion interne de 7 ch peut faire avancer le bateau à 5 mph, mais il faudra peut-être 20 ch pour le faire monter à 6 mph. Un moteur électrique atteint des rendements beaucoup plus élevés et, à une vitesse de 5 miles par heure, un moteur de 1,6 kW (c’est-à-dire 2,1 ch) peut suffire à accomplir une tâche pour laquelle il faudrait utiliser un moteur à essence ou diesel beaucoup plus puissant. »

D’ailleurs, connaissiez-vous des collaborations comme celle de BMW i avec Torqeedo ? Ou de Renault avec Seine Alliance ? 

Comment ne pas mentionner que le yacht de course de 60 pieds Malizia, piloté par le célèbre navigateur allemand Boris Herrmann, sera optimisé par la technologie de batterie BMW i pour la course en solitaire sans escale la plus difficile au monde, le Vendée Globe 2020 !

Par ailleurs, Torqeedo propose également une étude comparative sur les performances des moteurs hors-bord, en utilisant la puissance propulsive comme indicateur de performance significatif. L’étude montre que « les moteurs électriques peuvent atteindre la même puissance propulsive que les moteurs à combustion avec une puissance d’arbre nettement inférieure ». 

 

Mythe n° 4 : les bateaux électriques sont lents 

Réalité #4

Nous sommes peut-être enclins à associer les bateaux électriques à ces ferries lents, ces bateaux de transport ou de tourisme qui naviguent dans des eaux fermées. La vérité est que, bien qu’ils soient encore rares et plus chers, certains moteurs électriques sont particulièrement puissants. 

Avez-vous entendu parler du SAY 29E de SAY Carbon, propulsé par un moteur électrique de 360 kW, qui a battu un record de 50 nœuds (93 km/h, 57,5 mph) ? Ou du bateau tout électrique Vector V20E de Jaguar, alimenté par batterie, qui a battu le record de vitesse maritime de 88,62 mph (environ 142 km/h) ? Bien sûr, ce dernier est un bateau de course, pas un runabout. 

En comparaison, le bateau Lanéva de 8,5 mètres peut atteindre une vitesse de pointe de 25 nœuds (46 km/h), ainsi qu’une autonomie entre 40 et 50  milles marins à une vitesse de 15 nœuds (28 km/h). Ce sont là des caractéristiques très performantes, compte tenu de l’usage et de l’objectif d’un bateau de jour.

Mythe n° 5 : les bateaux électriques sont inélégants et mal conçus.

Réalité #5

Il suffit de regarder les formes et les lignes des bateaux Lanéva pour conclure que cette affirmation n’est pas valable. Là encore, on peut être induit en erreur par certains clichés : on entend électrique, on imagine des petits dériveurs, des bateaux de team park ou de pêche alors qu’en réalité, des marques de niche, comme Lanéva Boats, prouvent que l’on peut posséder un bateau 100% électrique de type Riva.

En effet, les dayboats Lanéva présentent la combinaison parfaite entre durabilité, lignes modernes, matériaux nobles et finitions de luxe. Et comme la marque est fortement ancrée dans l’artisanat, un bateau Lanéva peut être personnalisé en fonction des préférences de son futur propriétaire. 

Par ailleurs, ce qui distingue également Lanéva, c’est son approche de la conception et du design de ses bateaux. Contrairement à la plupart des marques de bateaux qui travaillent d’abord sur le design et essaient ensuite d’intégrer un moteur et une batterie, Lanéva procède dans l’autre sens en considérant d’abord le type d’utilisation du bateau, puis le type de batterie (+ système de gestion) et de moteur nécessaires pour soutenir cette utilisation, pour enfin travailler sur le design global et la disposition du bateau. 

Besoin d’en voir plus ? Le magazine BOAT a dressé une liste des meilleures annexes électriques pour superyachts, qui présentent un design élégant sans compromis sur le confort. Et devinez quoi ? Lanéva Boats fait partie de cette fine sélection.

 

Mythe n° 6 : Il n’est pas nécessaire d’avoir un permis pour conduire un bateau électrique. 

Réalité #6

La nécessité d’un permis n’a rien à voir avec le type de bateau à moteur que vous conduisez (carburant ou électrique). Cela dépend plutôt de l’endroit où vous naviguez (eaux fermées ou haute mer) et de la puissance du moteur. En France, par exemple, vous devez obtenir un permis bateau si la puissance du moteur est supérieure à 4,5 kW (c’est-à-dire supérieure à 6 PH).

 

Mythe n° 7 : Les bateaux électriques ne sont pas adaptés aux sports nautiques comme le wakeboard et le ski nautique. 

Réalité #7

Il s’agit d’un autre mythe. Les bateaux électriques s’avèrent être des bateaux de plaisance efficaces grâce au couple immédiat du moteur.

Prenons l’exemple de Nautique, le premier fabricant mondial de bateaux de ski et de wakeboard. Ils ont présenté leur GS22-E au salon nautique de Miami – un bateau de wakeboard 100% électrique, dont la batterie permet une utilisation normale de 2 à 3 heures pour les sports nautiques et peut être rechargée en 90 minutes seulement.

Les bateaux Lanéva sont tout aussi bien équipés pour permettre des activités amusantes comme les sports nautiques. Regardez notre vidéo. 

 

Mythe n°8 : Les bateaux électriques mettent trop de temps à se recharger.

Réalité #8

La charge complète d’un bateau Lanéva dure environ 2,5 heures avec deux prises triphasées de 32A. Mais comme indiqué précédemment (dans le mythe n°2), vous n’avez besoin de recharger complètement votre bateau qu’une fois de retour de votre journée de navigation. En fait, vous pouvez le faire sans avoir à passer tout le temps au port : en effet, Lanéva Boats a développé une interface de gestion des données, qui vous permet d’accéder à toutes les données du bateau à distance. 

Cela dit, au cas où vous auriez à recharger complètement la batterie du bateau pendant la journée, ce temps nécessaire représente un moment idéal de temps pour déjeuner, flâner dans un nouveau quartier et se baigner quelque part.  

 

CONCLUSION

Comme promis, dans cet article, nous avons offert une perspective réaliste sur les bateaux électriques et nous nous sommes attaqués à 8 mythes couramment entendus. Cependant, il faut le voir pour le croire, alors si vous êtes vraiment intéressé par l’achat d’un bateau électrique, nous vous invitons à tester le bateau en le louant lors d’une demi-journée ou d’une journée ! Naviguer sur un bateau Lanéva est en effet le moyen le plus simple de se familiariser avec les caractéristiques des bateaux électriques de dernière génération et de constater par vous-même la différence avec les bateaux à moteur traditionnels.

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Si vous souhaitez approfondir le sujet, vous pouvez tout aussi bien consulter nos deux autres articles :

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